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The ecccntric and highly-talcnted Italian designer from Turin, Carlo Mollino, shared this fascination with the sculptural form of the Catalan architecťs furniturc designs, and paid homage to him wirh the ‘Gaudí’ chair of 1949. Consciously referring to the heighr of Art Nouveau sophistication, Mollino’s furniture, produced almost exclusively for commissioned interiors, was designed with a bravado that flew in the face of expectation, convention and post-war Italian austerity. The elaborate, interlacing curves ot Mollino’s ‘Arabesque’ tables in moulds and perforated plywood, and the recurrent use of high, eontoured backs, coupled with the sculpting of wood into elegant, attenuated curves employed in many ofhischairs, harkback to the work of Hector Guimard and Victor Horta. The split, cushioned vinyl surfaces of the scats designed for Gio Ponti in 1940, and the tapering, sculpted legs of many other pieces suggest, with their overt eroticism, an almost subversive side to Mollino’s work. This is amply reflected in his interior commissions of 1939 for the Miller and Devalle houses in Turin, where attention was paid to every detail from mirrors to light-fittings.

Controlled multí-colored /lighting and change- able backdrops were combined by Mollino with surfaces in an extraordinary range of man-made and natural fabrics to create an almost theatrical setting, somewhere between Symbolism and Surrealism. The overpowering atmosphere of these rooms recalls the refined decadence of Art Nouveau interiors such as Endell’s vestibule tor the Studio Elvira and the Café dc Paris by Sauvage and Sarazin. Mollino has been compared to die reci um ve aesthete des Esseintes, hero of J.K. Huysmans’ Symbolist novel A Rebours of 1884, and this interpretation would seem to be borne out in the interior designs for the Devallc house. I Icrc, the padded walls and ceiling of lilac velvet in the bedroom, and flesh pink and scarlet wall coverings of the living room, combined throughout with a virtuoso use of mirrors to create effects of artificial perspective, recreated something of the rarified artificiality of the more extreme high Art Nouveau interiors.

Mollino’s concept of total design was a characteristically northern Italian approach, in stark contrast to the utopian emphasis on popu- lar furniture and urhan renewal, centred in Rome. The visionary aspect of northern design typiíied the re-established Triennale di Milano, which offered a glimpse of what the brave new world envis- aged by architects and designers might look like, at its first post-war exhibition of 1948.

Malcolm Haslam, in the Nouveau Style, New York, 1989

 

Furniture for Casa Devalle, 1939-1940

Boureau, 1950

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Furniture for Casa Devalle, 1939-1940

Furniture for Casa Devalle, 1939-1940

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Mollino semble presque prendre le relais des mains de Bugatti lorsqu’il crée, pour l’habitation de son ami Devalle, une chaise ayant pour unique structure un astragale de fer qui serpente en circonvolutions dynamiques (->62). Une lettre, citée par Paolo Portoghesi dans un essai récent21, témoigne des réflexions que Mollino menait à l’époque sur l’Art Nouveau: «La question du "style Liberty"», écrivait- il à son ami Velso Mucci22, «est, comme tu le sais, encore obscure et effrayante [...] je ne peux qu’avancer prudem­ment, pour ne pas me piéger moi-même et tomber dans la prédominance des éléments décoratifs – une sorte de néo-liberty, dirons-nous – bref, le passage (et je crois n’en être qu’au tout début du chemin) doit se faire "nécessai­rement" et naturellement».

La décoration de la demeure de Devalle naît lors d’une période de création profondément marquée par la fascina­tion pour le surréalisme : de surprenantes associations de couleurs, des citations historicistes désinhibées, une pro­fusion de moulages, des jeux de miroirs, des murs courbes ouatés, d’imprévisibles plafonds capitonnés23, tout semble

produit par une imagination onirique, extrait des profon­deurs de l’inconscient, et conjure à altérer la perception de l’espace et du temps: «Presque tout naît en moi sans que je sache jamais comment : souvent les choses m’appa- raissent justement dans mon sommeil, en rêve24.» Dès cette époque, un «discours sur les os25» est en gestation, et lors­qu’on parle d’os, on ne peut s’empêcher de penser à Antoni Gaudí, le plus visionnaire et le plus imaginatif des archi­tectes Art Nouveau, que Mollino admire beaucoup26.

Une fois dépassée sa phase de fantaisie scénographique surréaliste effrénée, il organise l’espace en se concentrant sur les meubles et leur confie le premier rôle. 11 crée, dans un esprit de consonance empathique avec le corps humain, d’amples et accueillants fauteuils anthropomorphes, des chaises anatomiques, des tables squelettiques et déchar­nées, dont les crochets ressemblent à des clavicules et les pieds à des tibias: toutes ces formes agiles, agressives, regorgent d’une énergie vitale. La «question du style Liberty» n’est plus effrayante. L’étape suivante consiste en des recherches sur la pliure du bois et les potentialités du contre- plaqué. Champion et moniteur de ski, aviateur acrobatique et pilote de machines de course, Mollino invente «naturel­lement» des formes en mouvement, il plie et replie la planche de contre plaqué, la découpe, la perce, et en tire, grâce à la perfection de fabrication qui lui est propre, de complexes et sinueuses silhouettes organiques, d’une élégance inéga­lée. Il conçoit par amitié les intérieurs de maisons précises pour des personnes précises: il ne cherche pas à travailler pour l’industrie, c’est elle qui vient le chercher. Sa petite table à thé, au profil sinueux et calligraphique, qui ne s’ap­pelle pas par hasard Arabesque, avec son plan de verre (les plans des tables de Mollino sont toujours en verre trans­parent, de manière à laisser bien en vue la structure sous- jacente, ->49) et sa base en contreplaqué percé de grandes alvéoles, est un des meubles sélectionnés pour l’exposition « Italy at Work: Her Renaissance in Design Today», inau­gurée en novembre 1950 au Brooklyn Museum de New York; cette manifestation, à laquelle participe aussi Gio Ponti, destinée à encourager la reprise économique dans l’Italie de l’après-guerre, lance véritablement le Made in Italy. Le design organique italien séduit; certains modèles de Mollino, de Ponti, d’Ico Parisi, de Carlo De Carli, ali­mentent les chaînes de montage de l’usine Singer & Sons de New York: des tables, des tables basses, des chaises et des chariots, à commencer par une table/console de Parisi, dont les pieds font penser à des branches d’arbre.

Art Nouveau Revival, catalogue of the exhibition due in Paris, 2010, pp. 62-63

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