Maurice Bouval

_XoiHFUK1wGS-153_lg  Encrier de Maurice Bouval (Musée d'Orsay) DSCF3295

 

Charles Peyre

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Louis Chalon

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Obiols

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Milles

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[…] Au nonibre des pcrsonnalités qui se sont ré- ccmment révélées, nous trouvons, et en première ligne, le statuaire Rodin. Son influence aura été grande, aussì bien dans l’ari appliqué ;i l’in­dustrie que dans la sculpture propremcnt dite. La répercussion se constate jusque dans Ics plus menus objets d1 usage courant. A l’art purement statique des époques antéricurcs, a succédé la sculpture dynamique. De plus, — remarquc assez notable — anciennement, quand on con­ce vait un baguier, un miroir à main on un ccndricr. Ics different* élcmcnts qui concotiraicnt a l’ensemble étaient le plus souvent independants Ics uns des autres et formaiem une superposition de formes et de plans. Aujourd’hui, l’élémcnt preponderant, frmme, piante, bète ou fleur, se répund sur la totalità de l’obici; Ics dteveux se denouent indeiiniment pour 1′utiiifftition de leurs tongues tresses, Ics a tics de* oiseaux ou lo pciales des Acurs prennent soudain des dimensions lior* nature, » affrancljUwiit hard! meni des a jien.ee- ments habitucls. La femme, génératriceéternelle, se résout en courbes folles, en feuilles géantes ou en motifs tarabiscotés, se prétant aux meta­morphoses les plus inattendues. c Soiroent femme varie-». D’autres part, pour obtenir la couleur et l’effet, ou suit l’exemple de l’auteur de la Porte de l’Enfcr. 11 a usé souvent d’un procèdi qui lui a donné de curieux résultats. Entre ses mains, le bloc de marbré, travaillò dans une panie tris restreinte seulement, demeure fruste tout autour, et le spectateur est troublé, davantage parfois, en présance des difficultés matòrielles auxquelles il est initié. Jusqu’alors, l’ceuvre d’art devait dégager l’impression d’unesoudaineté d’édosion et dissimuler Ics étapes succesives qu elle avait à franchir pour arriver ;Y l’état définitif; Rodin affirme les dureiés de la làche chez l’artiste, semble méme vouloir mettre les autres dans l’intimitè de la luti e angoissante, et tirer un enseignement de la peine dans l’en­fant eňien e. Nul autre plus que lui n’aura plus effroyablement souligné la vanité des spasmes et n’aura symbol i sé davantage les sensations suprémes de l’homine, lui révélant la somptuosité de la chair dont il est friand, pour lui en trahir impiioyablement la tare irrémédiable et le déclin. Quel paraphraseur de l’Ecdésiaste!

Abordons cette revue de la classe des bronzes d’art i 1′Exposition par la maison Barbedienne — à tout seigneur tout honneur — dont la vieille reputation ne daigne s’inquiéter que de ce qui est definiti vemen t consacré pas les admirations consécutives. Son salon donne une impression hautaine de calme olympien. Les quatre figures de Barye, dont /’Ordìe et la Force, sont majes- tueusement établies à l’entrée. Celles-ci ont été faites de la grandeur des originaux achetés à la vente de l’artiste et devaient constituer un en­semble decorati I qui n’a pas eie réalisé, A ma connaissance du rnoins. Nous revoyons plus loin la Jeanne cCArc de Paul Dubois, la Jcutusse de Chapu qui a orné le monument comme­morati! élevé à la gioire de Henri Regnault à l’école de Beaux-Arts; elle a une autre attri­bution aujourd’hui, puisqu’elle sert de récora- pcuse à une société de tir, et qu’eile est un don du President de la République. Panni Ics nouvelles llioses, je signa lenii la Gallia armée de Raoul Verier, la Comi die d’A. Mer eie, Dans le Rive de G. Michel, d’une pose simple et d’un délicat ton de patine. La chose la plus récente est lers F Amour d Alphonse Moti cel. Accouplcment candide et heureux d’une jcune filler licitante et rèveuse, emendai« susurrer les paroles capűeuses qu’un KI adolescent kii c lnic I tot e A 1′oreiUe. […]

Corame la maison Barbedienne, la maison Thiébaud lient à posséder les modéles consacrés par les récompenses successives et les juiys. Cependant, de l’ensemble de son exposition se dégage une impression de couleur séduisanie reproduire la chair de la femme, par sa transparence ďabord, et par la řaeiíM qu’elle iaisse au statuaire pour la polir ou conserver sa niaticó avec la finesse de son grain. Ce marbre, dont les carriéres sont épuisées parait-il, esc douó ďune teinte trfcs Iégfcrement rosée qui le rend particulierément précieux. Les Panthbres, le combat de fauves si mouvementé de Gardet, sont ici en marbre tacheté et patiné. Puis les Lions en bronze et les Enfants ďlnjalbert, un Singe cynocéphale en bronze de Charles Paillet, la Salomé d’une jolie allure de L. Convers déjá nommé; XAurore et le Crépuscule, deux statuettes porte-lampes a incandescence de Bouval. Ressor- tant ďune décoration qui tire 1′ceil je reconnais un type de femme déjá connu. La téte est fine, distinguée, le corps d’une grande élégance. Le module, immédiatement reconnaissable, tant la ressemblance est frappante, a posé pour la Dame de Delaplanche et pour la figure voilée de Merdé qui pleure sur la tömbe de Baudry. Cette fois cette creature charmante rep résen te la Seine endormie devant un fond reproduisant les quais et le panorama de Paris.

Entre les maisons qui marchent a la suite de Barbedienne et de Thiebaud freres, représen- tant les traditions dans l’industrie artistique des bronzes, toutes les transitions se rencontrent pour arriver A celle qui rompt le plus ou vertement avec elles: j’ai nőmmé celle de M. Eug. Blot.

M. Eug. Blot, connu par sa collection de tableaux des maitres impressionistes dont la vente a été Tun des événements artistiques du prin- temps dernier, apporté aussi dans son industrie son penchant pour les plus libres tendances dans l’art. II y a dans son salon mille tentatives nouvelles dignes ďétre notées. Ici, nous aban- donnons la statue monochrome, le bloc de marbre ou de métal pour nous complaire dans 1′ingéniosité ďune adaptation a un usage quelconque. C’est un probléme que l’artiste se pose et qu’il lui faut resoudre. Faire quel- que chose de beau est bien, le rendre utile ensuite est certainement Suable. C’est la domesti­cation de la Beaute, dira-t-on, qui doit resplendir inuependammeni de tout but subalterne. Ce- pendant. !’usage n’empechera pas I’objet de resplendir; il conserve neaumoins son prestige et conxribue par sa contagion esiherique a em- bcllir, au contraire, quelque banal acre de vie. […]

L’Art Decoratif – Aout 1900 p.189

[…]

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